Histoire d’une course # 3 : Le Semi de Paris, édition 2016

Retrait de dossardLe semi-marathon de Paris, c’était il y a maintenant un peu plus de 2 semaines.

On s’était entraînés dur (enfin quand on n’était pas blessés). On avait été sérieux (enfin quand on n’avait pas une pinte de bière à la main). On était mentalement prêts (enfin avant d’avoir vu la météo).

Chacun de nous visait son propre RP, alors chacun de nous va vous rebattre les oreilles avec son compte rendu de course. Normal.

Floriane

C’était génial ! J’ai kiffé chaque moment ! J’étais trop détendue en mode « enjoy ta course meuf », du coup j’ai défoncé la tronche à mon RP !

Non je déconne. J’en ai bien ch… J’ai eu froid. J’ai eu mal. Et le matin j’avais pas envie de courir. Loose.

Flo_km2L’entraînement c’était de la gnognotte à côté. Normal en même temps, un entraînement ça dure 1H et tu rentres te coucher. Là faut quand même enchaîner quoi. Quand même.

Bon alors honnêtement, le matin ça commençait assez mal. Il caille, y a une queue de dingue aux consignes, y a une queue de dingue aux toilettes, y a une queue de dingue pour aller dans ton SAS. Avec 38.000 personnes au même endroit faut pas s’étonner mais bon… Tous les brunchs de la ville devaient être vides.

Je suis pas dans un SAS qui me correspond mais chut ! C’est pour partir en même temps que Matthieu, pour le soutien psy. Enfin le temps qu’il m’abandonne comme une belle-mère sur une autoroute. Et puis j’ai perdu Alex (ma binôme de course). Aux toilettes justement. Truc de filles.

Il caille quand même un peu, heureusement il fait à peu près plutôt pas mal beau temps.

Départ donné. Matthieu quitte l’aire d’autoroute avec la caravane en me laissant moisir sur place. Je m’élance à mon rythme… rapide : 5’25/km. 3 objectifs : 1h55, ou SUB 2h, ou moins que l’année dernière. Ouais je sais. Bon ça marche pas comme aux foulées du 8e. Pas moyen de trouver mon bon rythme, je suis pas échauffée, je peine dès le début. Loose.

Passage de 10k en 54’54. Pas dégueu. Par contre au km11 je déconne un peu, alors j’essaie ensuite de me caler sur ma vitesse SUB2h (5’45/km). Au km14 je déconne un peu, mais j’ai un nerf coincé dans la cheville droite, et ça monte un peu… Bon en fait je déconne tout court, je vois le SUB2h qui s’éloigne peu à peu. C’est con… Bon après pour l’objectif 3 ça devrait aller, faudrait vraiment que je me pète le pied pour me planter.

Flo & Mag _km19Enfin c’est dur quand même. Heureusement je vois copine Magali au km18 qui fait 500m avec moi. Il semble que j’ai une sale gueule (elle est plus diplomate hein). Elle me dit que Coach Maxime me récupère au dernier km.

Ça me fait plaisir ça. Ça me met du baume au cœur. Mon entraînement je le dois à Coach Maxime, alors je suis contente de partager la fin avec lui.

Lui aussi il trouve que j’ai une sale gueule (il est plus diplomate aussi). Y a Arnaud aussi. Il court en poncho bleu. Bizarre. J’ai mal partout. Je suis une vraie gonzesse.

Arnaud m’encourage. Fort. Je voudrais lui dire de crier moins fort. J’aime pas trop quand on crie. Je suis une vraie gonzesse. Mais en fait je peux pas. On voit l’arche de la fin. Il faut accélérer et tout donner me dit Coach Maxime. Ah. Merde.

Je me souviens de la photo de Laurent au km2 où j’étais méga fraîche, et je me dis que celle de Yoann à l’arrivée ça va pas être la même. Yoann me confirme. Je t’ai entendu tu sais, j’étais tellement à l’arrache que je savais juste pas d’où venait la voix (Jeanne d’Arc).

Flo arrivéeJe suis arrivée. Je suis contente. Je finis en 2h01’02. Loose.

Enfin 20min de moins que l’année dernière. BOUH YAY !

J’avance pour ne pas m’étaler comme une peau d’animal. Je vois Romain (enfin le contraire plutôt). Je lui fais un câlin de tête.

Aller. L’année prochaine je tente un SUB1h50 ?

Maintenant je veux un burger. Et une bière. Et un burger.

Matthieu

2 semaines avant la course, mon genou devenait douloureux, raide, … Repos, anti-inflammatoire, … J’ai tellement glacé que je me suis transformé en Mister Freeze. C’est frustrant tout ce temps passé à s’entraîner pour ne pas être au top…

On stresse aussi pour la météo qui est pourrave toute la semaine avant.

GroupeComme l’année dernière le départ est super tôt. Consignes, échauffement bâclé, toilettes dans la nature, … C’est toujours le cirque le semi de Paris.

On se retrouve tous plus ou moins par miracle dans le SAS de départ. Il caille sa mère, mais on se tient chaud.

Le départ est donné, j’accroche Aurélie et son père. Ils sont devant moi à quelques mètres. Je ne cherche pas à les rattraper à tout prix, je sais que la miss va largement exploser notre objectif de 1h40.

3km : Le soleil cogne déjà. Merci Météo France et ses prévisions ultra fiables.

5km : Aurélie a disparue mais je tiens mon allure.

10km : 47’30. Je suis parfaitement dans les temps donnés par Max. J’aimerais bien que la course s’arrête là en fait…

12km : Mon genou qui était pas mal depuis le début devient raide… Ça commence à être difficile de tenir l’allure, les foulées sont plus aussi belles. Je suis toujours avec la flamme des 1h40.

14km : J’ai quand même chaud au pied là. Les 1h40 me doublent.

16km : j’ai quand même très chaud au pied là. Je fais le yoyo avec mon allure, j’ai du mal à me concentrer…

18km : Mais ils ont quoi mes pieds ??? Les copines sur la route me donnent le courage de finir.

21km : Enfin, la ligne ! Merci mon Dieu. 1H43. C’est toujours 3min de gagnées par rapport au précédent semi.

MatthieuJe suis dans un état pitoyable à l’arrivée. « J’ai beau être matinal… J’ai mal… ». Quand je pense au Semi de Roma/Ostia de dimanche prochain… Ça va être compliqué avec ce genou-là.

Je retire les chaussettes. Les gens s’écartent et ne veulent pas voir cette boucherie… En fait, mon genou est pas si mal que ça comparé à mes pieds…

Je veux un burger et une bière, mais je veux surtout qu’on me porte~~~~~~

Arnaud

Le semi-marathon de Paris, pour moi c’est une histoire débutée en 2013 sous le joli nom de “Sandrine”. 2013… Époque où j’ignorais l’existence des mots prépa, fractionné, négatif split, RP (ou PB dans la langue de Shakespeare)… bref quand la course à pied se résumait à un footing que je tentais de rallonger toujours un peu plus. “Sandrine”, donc, franchit la ligne en 1h40’15”, au bout de sa vie et toute fière d’elle. 2014, une petite fracture tibia-péroné m’empêche de prendre le départ. 2015, prépa marathon et suites de la blessure 2014 font que je cours le semi en lièvre. 2016 ce coup-ci c’est la bonne, toujours dans le cadre de la prépa marathon on va tout de même essayer de titiller le chrono. Objectif 1h30.

Bon, le départ est une heure plus tôt que les autres années (9h au lieu de 10h)… Réveil à 6h au lieu de 7h (enfoirés d’organisateurs qui prennent un sadique plaisir à nous faire lever plus tôt le dimanche qu’en semaine…). On retrouve tout le monde à 8h, puis les consignes, les photos, et il est déjà… Bah l’heure de rejoindre le sas. On repassera pour l’échauffement. Et merde on est tout à la fin du sas 1h35.

Whaaat9h, ça y est ça part… Enfin 9h07 pour la fin du sas quoi. Je pars avec Jérôme et lui propose d’essayer de faire la course avec moi car pendant la prépa il suivait bien. Les deux premiers km en 4’30” (au lieu de 4’16”) à doubler tout le monde et à slalomer… Va falloir rattraper ça sur les prochains km. Porte Dorée, ça commence à se dégager, on peut prendre l’allure de course. J’ai perdu Jérôme mais je retrouve Yanko qui me suit quelques km mais peine un peu dans les faux-plats montants, avant de me doubler dans la descente de la rue du Faubourg Saint Antoine. On se rejoint sur le plat puis après quelques km je me retourne et je ne le vois plus. Bon bah on va continuer en solitaire.

Les jambes vont bien, le souffle aussi, j’ai envie d’accélérer encore un peu mais me rappelle que j’ai le marathon dans un mois… On va tacher de trouver le juste milieu entre bon chrono et ne pas se mettre à balle. Je croise Baba vers Bastille. 41’39” au 10K je suis plus rapide que prévu mais en pleine forme, on va donc tenir ce rythme jusqu’au bout. 20e km, 1h22’40”, j’ai été super régulier il reste plus qu’à envoyer sur le dernier km. Bon bah en fait le souffle est là mais les jambes peinent un peu, temps final 1h26’44”.

Arnaud arrivée

Je suis trop content, je vois Vincent de Sentier je cours vers lui et là je sens que les crampes sont pas loin… Bizarre de se sentir super bien sur tout la course et d’être aussi proche des crampes à l’arrivée. Coach Maxime m’appelle il est au massage, je cours vite là-bas et ensuite on retourne sur les derniers 500m pour accompagner les copains ! D’abord Alexandra avec qui je fais le sprint final, puis Floriane. Bon je l’ai déjà vue avec une meilleure tête. Raison de plus pour la pousser jusqu’au bout ! Je crie, je l’encourage, je sais qu’elle aime pas mais bon elle a pas le choix !! J’essaie de la faire accélérer mais je vois que c’est très dur, pas grave Maxime et moi on va l’aider à finir le mieux possible. J’espère juste qu’elle aura atteint son objectif de passer sous les 2h.

Voilà, toute la team est arrivée. Un super temps, de super sensations et un objectif explosé, c’était une très belle édition ! Mince, avec l’anniversaire des jumeaux, je ne peux pas fêter ça avec le reste de la team. Tant pis… Va falloir se faire une bouffe tous ensemble très vite !

Crédits photos : Deville Photography, Sow Style, Giao Running. Merci les gras, grâce à vous se sont encore des bons souvenirs qu’on garde 😉

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