Prépa marathon #1 : Nom de Dieu mais quelle idée…

Pourquoi je vais faire un marathon ?

Pourquoi oui. Excellente question, ou en tout cas question que je me pose depuis un moment.

J’y ai bien réfléchi toute la semaine dernière, un peu pendant les vacances, beaucoup dimanche.

42km

Pourquoi on en arrive là (aka je raconte ma life).

Dimanche, Charly m’a demandé si j’aimais courir.

Je vous le dis comme je lui ai dit à lui : je ne sais pas. Pour moi courir c’est souvent synonyme de « souffrance ». Je n’ai pas l’impression de progresser, je suis assez lente, plutôt peu résistante. Je suis vite fatiguée. J’ai souvent mal quelque part. Je finis rarement une course en me disant que j’ai fait une belle performance physique. Alors quoi ? Finalement j’ai un gros côté maso et je devrais arrêter de me casser la nouille. C’est vrai merde, si y a rien qui me plaît.

Alors oui mais non, c’est pas si simple.

Je cours parce que je peux le faire. Je sais, ça sonne bizarre dit comme ça, mais en fait c’est une idée super importante pour moi. Quand j’étais gamine, j’étais pas la plus mince du lot (ouais j’étais la grande grosse quoi). J’ai fait du tennis, du modern jazz, de la gym, de la GRS, du basket, de la natation, du plongeon artistique (pitié, n’imaginez pas, c’est mieux pour vous), du hip-hop (là non plus, n’imaginez pas). Mais jamais de course.

On avait dit qu'il fallait pas imaginer (source contrefaite : http://cdi-scnd.hautetfort.com/tag/hip+hop)

On avait dit qu’il fallait pas imaginer (source contrefaite : http://cdi-scnd.hautetfort.com/tag/hip+hop)

Après j’ai arrêté le sport, j’ai travaillé et pas mal glandé.Et il y a deux ans, je me suis dit que la taille de mon cul n’allait pas diminuer si je ne me sortais pas les doigts… de l’oreille. Alors je me suis mise à courir, avec les fameux plans pour les nuls (30′ marche / 30′ course).

Une vraie boucherie, je ressemblais à un pachyderme asthmatique. Je me suis cassé la gueule comme une merde à cause de la pluie, entorse, arrêt dans ma progression (non) fulgurante.

Pour être claire, ça m’a fait chier. Je ne pouvais plus faire ce que j’avais décidé de faire. Je voyais rentrer Matthieu en mode « bonhomme « ouais ouais j’ai fait 5K en 30min ! ». J’étais jalouse parce que moi je pouvais même pas les faire en marchant (grosse gonzesse quoi).

Quand j’ai repris, à chaque fois que je finissais un truc, je me disais « ouais gros, je l’ai fait ! ».

Je l’ai fait. Aujourd’hui encore, c’est ce que je me dis. Quand je gagne 20min sur mon temps au semi de Paris. Quand je finis le Cross du Mont-Blanc. Quand je fais 30k pour la première fois dimanche.

Mais pas que. Je me dis aussi que putain, c’est vachement beau quand tu es sur le Viaduc de Millau et que tu regardes la vallée. Que vivement l’année prochaine pour avoir vue sur la baie de Cassis quand j’arriverai au col de la Gineste. Que l’année prochaine il a intérêt à faire beau au Mont-Blanc pour que je sache enfin ce que ça fait de courir au milieu des bouquetins.

Ça claque Cassis...

Ça claque Cassis…

Bref, je ne sais pas si j’aime courir, mais j’aime le résultat et ce qu’il y a autour.

Tout ça pour dire (aka conclusion avant que les gens changent de page).

Tout ça pour dire, le marathon c’est peu le même principe. C’est comme une suite logique. J’ai fait 5k.

J’ai fait 10k. J’ai fait un semi. Maintenant ça paraît normal de faire un marathon.

C’est pas tant la pression sociale (« Allez viens, tu peux le faire » ou encore « au point où t’en es c’est que quelques km de plus, ça se tente »). Ni même l’ego qui fait qu’après tu pourras lâcher nonchalamment que tu es marathonien.

C’est cette petite excitation, cette question que tu te poses : est-ce que j’en suis capable ? Est-ce que je vais le finir ? Est-ce que je vais faire un « bon » temps ? Est-ce que ça va me dégoûter de la course à pied ou au contraire me donner plus envie ?

Est-ce que je peux le faire ?

Oui je sais, c’est toujours comme ça. J’ai des dizaines de questions en même temps…

Alors au final on fait quoi (aka tout ça pour ça).

Alors au final on fait quoi ? Bah on finit par s’inscrire à un marathon avec les copains. Non parce qu’on est courageux, mais pas complètement cons non plus. Faire un marathon toute seule ? No way ! Vous savez que j’aime bien courir sans lapin, parce que comme ça je sais que ce que j’ai fait, c’est moi qui l’ai fait (bon ou mauvais). Mais là c’est pas pareil. On joue gros les gars, si au bout de 25k je suis morte, je vais pas m’arrêter et attendre qu’on me ramène en métro…

http://www.loch-ness.org/

http://www.loch-ness.org/

Non non non.

Les autres voulaient qu’on s’inscrive au 40e Marathon de Paris. Ils trouvaient que ça claquait. Moi j’ai pas trop compris. Courir au milieu de 43k personnes dans les rues de Paris alors que je peux le faire tranquillement tous les jours, voilà quoi. Et puis bon, le 40e on s’en balance. Ça aurait été le 42e je dis pas, mais là voilà quoi… Et puis c’était beaucoup trop tôt. Je sais, je fais chier.

Bref, quitte à crever sur le bitume, autant le faire dans un endroit cool (non, je ne considère pas que Paris soit cool. Je sais, je crains). On avait pensé à Barcelone, mais Karine l’avait déjà fait. Et puis il fait chaud. Et puis c’était beaucoup trop tôt.

Comme Karine avait tout gâché avec Barcelone (blague), elle a du se rattraper. Et c’est elle qui a proposé notre prochaine destination ! Non contents d’avoir à chercher leur monstre personnel caché de leur caleçon, les garçons vont avoir 42km pour trouver Nessie depuis les rives du Loch Ness.

Ouais les gars, ça claque grave !

Direction l’Écosse pour un Run & Holidays d’anthologie, où les mecs vont boire et les filles conduire (fallait choisir et je bois pas de whiskies), où on va tondre des moutons et s’en mettre plein la panse, où on évitera les quickening et on cherchera la Dame du Lac. Bref, ça va déchirer sa maman tout ça.

J'espère que Nessie sera plus beau(belle) qu'en 1969...

J’espère que Nessie sera plus beau(belle) qu’en 1969…

Pour vous ça change quoi (aka retour à la réalité).

Pour vous ça change quoi ? Bah à vrai dire rien, parce que vous venez pas avec nous.

Mais sinon en bref, cette fois pas de plan. Si, un plan pour nous, avec un suivi par notre coach et tout, mais pour vous, pas de compte rendu comme pour le semi. On en est à la phase testing, et je trouve que c’est plus intéressant d’avoir nos ressentis plutôt que des données chiffrées et des entraînements typés. Y a ça, et le fait que la prépa a commencé il y a 6 semaines pour nous. Eeeeet oui. Déjà.

Mais on aura le temps de reparler de ça. Bientôt.

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