Prépa marathon #2 : Bon point / mauvais point, comme à l’école

On va pas se mentir, un plan en 12 semaines, c’est méga long.

Entre l’euphorie du début, quand tu te dis que tu vas casser la baraque, et le jour de la course, où tu te dis que plus jamais tu ne t’infligeras ça de-toute-ta-vie, il peut s’en passer des choses.

Bon sauf pour nous évidemment, parce qu’en tant que runners confirmés aux amis ayant déjà participé à ce type d’épreuve, nous allions éviter tous les écueils des purs débutants.

Ou pas.

 

Premier mauvais point, ça commence mal.

Avoir « arrêté » de courir après le Semi de Paris. Par arrêter, je veux dire stopper les gros entraînements. A quand remonte notre dernier véritable entraînement à la piste ? Bof, on se dit que ça n’a pas grande importance. On a continué à courir « pour le plaisir », on a participé à d’autres épreuves, on est restés actifs. C’est comme le bicycle tout ça, ça ne doit pas être perdu corps et âme dans les méandres du passé. Il suffira d’arriver au stade pour que ça revienne.

Et bien c’est FAUX.

Quand tu arrives au stade et que tu te lances sur tes premiers 30”/30” depuis des mois, et bah t’as mal. TRÈS mal.

Tiens te le pour dit.

 

Back in track, ou lart du

Back in track, ce difficile moment ou tu te rends compte que JAMAIS tu n’aurais du arrêter de tourner autour de cette foutue piste…

 

Deuxième mauvais point, tu es sur une pente glissante jeune fille.

Te dire que faire sa prépa l’été ça va être un peu plus dur, mais que ça va passer. En qu’en plus vu le marathon que tu as choisi, ça va forcément se passer mieux le jour de la course.

Et bien c’est À MOITIÉ faux.

D’abord il faut arrêter de faire semblant : si tu n’aimes pas la chaleur, te forcer à t’entraîner quand il fait chaud en te disant qu’à force ça va le faire c’est complètement idiot. À force ça va toujours pas. Les illusions ça te fait pas courir 42 bornes. Non seulement tu n’aimes toujours pas courir quand il fait chaud, mais en plus tu fais de la merde et tu risques le malaise pour rien.

Heureusement le temps est pourri sur toute la France cet été, Doria Tillier n’aura qu’à garder son col roulé (je t’aime Doria).

Demi-victoire donc, on ne s’est pas tant que ça entraînés au chaud.

 

Regarde la nana au fond... Ou oui, c'est un un KWAY qu'elle porte !

Regarde la nana au fond… Oui oui, c’est un un KWAY qu’elle porte !

 

Troisième mauvais point, la prochaine fois je convoque tes parents.

S’entraîner pas à son rythme. Ça vaut  autant pour Matthieu que pour moi, même si c’est en vitesse proportionnellement inversée.

BIIIIIIP, mauvais plan.

Je m’explique :

Je ne suis pas bonne. Je ne pleure pas sur mon sort, j’établis un fait.

Matthieu n’est pas bon. Je ne suis pas méchante avec lui, j’établis un fait (et il est tout le temps en train de s’en plaindre le bougre).

Cela dit, Matthieu est BIEN meilleur que moi, et on ne prépare pas notre marathon à la même allure.

Le fait que je me retrouve souvent toute seule, ou pas très accompagnée, réveille ses instincts de papa ours.

Moi je force sur mon allure pour ne pas faire ch**** les autres, et je me retrouve à faire mon footing à allure marathon. Et non, un footing en surrégime n’est pas un bon footing.

Matthieu, lui n’est pas un salaud (et a peur que je tire la gueule toute la semaine parce qu’il m’a laissé derrière, ce qui fait qu’on se dispute), donc il reste souvent avec moi. Donc il se retrouve à faire un footing à allure très, très, très lente. Et non, un footing en sous-régime n’est pas un bon footing.

Du coup je le pousse à partir, et on se dispute. Mais là c’est beaucoup plus productif.

En clair, chacun son rythme, chacun sa merde. On ne se lance pas dans un 10k où tu peux te faire un peu violence quitte à en vomir à la fin, ou diminuer ton allure sur commande sans conséquence. Alors on arrête les conneries et on s’entraîne pour soi.

C'est juste une question d'allure...

C’est juste une question d’allure…

 

Heureusement, on n’est pas QUE des mauvais élèves.

 

Premier bon point, on n’est pas que des cobayes.

On essaie de faire les choses bien, avec un vrai suivi de ce qu’on fait.

Un plan tiré des magazines c’est sympa, mais un retour sur entraînement c’est mieux. Alors on a pris notre coach perso. On ne sait pas encore comment on va le rémunérer, peut-être en produits OAK, mais bon, on a encore quelques semaines.

Par contre ce qu’on sait, c’est qu’on a mis en place un vrai projet, avec un plan de course, un bilan psycho de chaque séance, un suivi nutri, des RDV.

Si on se chie dessus, ça sera de notre faute.

 

Deuxième bon point, on a appris de nos dernières courses.

Allier la prépa course à du gros renforcement musculaire.

Tu sais la super vidéo qui circule sur le net depuis le marathon de Paris 2016, j’ai bien peur que ça ne soit pas du FAKE. Alors je dis pas que je ne sentirai aucune courbature, mais par contre j’ai décidé de m’employer à tout faire pour les réduire au maximum. Non parce que c’est pas tout ça, mais on a la distillerie Glenffidich à visiter après, et si je veux rouler comme une barrique après, c’est pas parce que je sens plus les muscles de mes jambes !  (C’est pas vrai, j’aime pas le whisky en fait)

Il a promis que plus j'aurai mal aux jambes maintenant, mieux ça irait en septembre...

Il a promis que plus j’aurai mal aux jambes maintenant, mieux ça irait en septembre…

Bref, j’ai pris RDV avec un coach de ma salle de sport, et je lui ai expliqué ce que je voulais exactement.

J’ai appris beaucoup avec lui. Genre mes 1’30 au gainage en suant du sang ça va pas suffire. Il faudrait plutôt tabler sur du 6′ (3’38 au chrono la semaine dernière WEEEEESH). Genre je me repose grave sur mes lauriers quand je fais de la presse horizontale, et ça serait bien que je me sorte les doigts de l’oreille. Genre si je veux éviter la congestion, c’est bien de travailler à la fois force, pliométrie et isométrie sur une même série.

Bref, je suis un peu plus consciente encore du fait que je vais en chier.

3min38

Troisième bon point.

J’ai cherché mais j’ai pas trouvé encore.

Bref, pas élève médiocre, mais en dessous de la moyenne. C’est pas grave, il me reste encore quelques semaines pour m’améliorer.

Y a plus qu’à quoi.

 

 

 

 

2 reflexions sur “Prépa marathon #2 : Bon point / mauvais point, comme à l’école

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *