Prépa marathon #3 : Il est temps de s’y mettre

On est à J-86, c’est l’heure du dernier briefing pré-prépa.

Pour ça RDV avec le coach pour manger un hamburgé chez les gens à la casquette. Juste une pinte ce soir, on a le temps d’en reboire avant le marathon. On commence une prépa, on rentre pas dans les ordres…

Sain et équilibré, le Hamburgé de mon pote Fernand.

Sain et équilibré, le Hamburgé de mon pote Fernand.

Par contre on se fait péter le bide avec la formule double-double. Coach se paie même le luxe de se prendre un dessert. Vous avez déjà vu Coach ? Je me demande encore aujourd’hui où il a bien pu mettre tout ça.

Bref, on cale ça gentiment, et c’est parti.

On fait les malins, mais c'est juste pour la photo, comme les vrais.

On fait les malins, mais c’est juste pour la photo, comme les vrais.

J-83, il est temps de s’y mettre.

Coach nous a envoyé le GoogleDoc de suivi, on est prêts.

On a dit qu’on essayait de le faire à fond, avec suivi sport et nutrition en plus de la partie running.

Je refais 4 fois le document pour ces deux items, faut dire que je suis chiante et que je veux que ça soit parfait. Bien sûr ça ne l’est pas, j’ai encore le temps de changer d’avis en semaine 5.

On est au taquet, il faut dire que les 4 premières semaines nous paraissent assez simples. Footing et retour à la piste, début des sorties longues, et surtout vacances d’été.

Deux semaines où l’entraînement continue, mais y a pas de raison que ça pose problème.

Je vais bien Tout va bien Je suis gaie...

Je vais bien
Tout va bien
Je suis gaie…

J’aime quand un plan se déroule sans accroc.

Mais c’est jamais le cas. Enfin pas pour nous quoi.

Coach nous a fait les choses bien avec son suivi psycho. Un doc avec code couleur simple pour dire ton état d’esprit. Nous on pensait que les 4 premières semaines seraient toutes vertes.

Bon en fait on attaque direct avec du orange, bande de quiches qu’on est.

0 jambes, 0 souffle, 0 cardio, combo parfait en mode FINISH HIM.

Il fait chaud, on ne sait plus courir, et ça fait déjà chier Matthieu. 26,6 km au compteur en semaine 1, on attaque en format moule (escargot, paresseux, koala… mou quoi).

Première sortie longue, presque comme des bonhommes.

Première sortie longue, presque comme des bonhommes.

La semaine 2 se passe beaucoup mieux. Enfin pour le footing quoi. On (je) décide de ne pas faire la séance piste, et on a chaud sur la sortie longue.

23,3 km en fin de semaine, garde le cap Marcel, mais fais gaffe aux voies d’eau pour éviter le naufrage.

Tel un baleineau blanc échoué à Castellane...

Tel un baleineau blanc échoué à Castellane…

La plage c’est de la merde, on fera du sport pendant les vacances.

Alors oui, mais non. Pour la plage c’est pas faux cela dit. Je suis pas une fitgirl qui fait des exercices sur la plage pour se muscler. La plage chez moi, c’est en mode veau marin : échouée sur ma serviette.

Canicule à Paris, on plaindrait presque les collègues. Enfin sauf qu’à Marseille il fait 28°, que l’eau est à 13°, qu’on peut pas plonger, et que pour autant quand tu cours tu te croirais dans la jungle amazonienne.

Histoire de bien me faire chier jusqu’au bout, je me rends compte qu’il est tout à fait possible que je sois en train de développer une petite tendinite au genou. Pourquoi se faire du bien quand tu peux te faire du mal. Assume ton côté looser ma fille, de toute façon au point où tu en es…

C’est pas grave, la douleur c’est dans la tête (et dans le genou), sors-toi les doigts de l’oreille et cours.

Bilan de la semaine 3 : je suis méga inquiète, on en est à 1/3 et on est sacrément dans la merde. C’était bien une idée à la con de s’inscrire. 23 km plus loin, le finish à la DAUNAY s’envole (ouais…).

Retour à la piste, avec un t-shirt d'hiver qui me fait transpirer comme un bête.

Retour à la piste, avec un t-shirt d’hiver qui me fait transpirer comme un bête.

La 4e semaine est beaucoup plus productive, ou pas, et ses 24,3 km me font arriver à une conclusion : j’aurai mieux fait de fermer ma gueule le jour où j’ai dit qu’on allait s’en sortir, et de me couper un doigt le jour où on a validé notre inscription.

95km pour la phase 1, 20km / semaine. De la constance des performances, où la chute dans les méandres de la consternation. Bref, on est dans la merde, ça fout un coup au moral.

Non pas qu’on soit prétentieux sur nos capacités, mais là on prend une claque. On est fatigués musculairement, on est inquiets. Coach nous dit que c’est normal, reste plus qu’à le croire.

Côté training, tout va bien. Ou pas.

Côté training, tout va bien. Ou pas.

Côté training, tout va bien.

Enfin les 2 premières semaines, parce qu’en vacances j’ai juste fait une séance de yoga. Abducteurs, quadriceps et ischios, tout y passe… La presse horizontale devient une amie que je déteste. Lien de cause à effet ? Nooooon, la tendinite ne vient sans doute pas de là…

J-55, le bilan est lourd.

On n’est pas dans le caca. Ça a beau être une remise en forme, ça n’en demeure pas moins une période un peu compliquée au niveau psycho, parce que faite de beaucoup de déceptions. Et oui, si tôt.

C’est pas grave, il reste 8 semaines. Pas vrai ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *