Histoire d’une course #18 : Aix, 2017, Triathlon, Magic Monkey aussi fait son Half IronMan

Pour varier un peu les sports, les entraînements, les plaisirs, on décide en septembre 2016 de se trouver des vélos vintages pour se balader, mais quand même assez performants pour pouvoir faire des petits triathlons.

On rencontre par hasard un bricoleur de vélo de génie sur Dijon. Il fait un travail remarquable pour le vélo de Floriane. Peu de temps après, je lui demande également de m’en retaper un.

Fin octobre 2016, on finit notre marathon en Écosse en grande forme : la préparation a été longue, dure, épuisante mais le résultat est au rendez-vous et physiquement, on a bien encaissé cette épreuve. Quelques courbatures quand même, mais rien de méchant. On se sent presque invincible, limite, on cherche un nouveau marathon pour enchaîner. (Et je comprend mieux pourquoi le Marathon de Paris ouvre la vente de ses dossards le lendemain de la course…). Je vous rassure, c’est quand même vite retombé.

Debriefing de notre marathon avec Antho qui avait fait son 1er marathon un peu plus tôt. On parle de nos projets sportifs respectifs. On doit faire la SaintéLyon en relais avec lui, il voudrait passer sous les 4h au marathon, il nous a pré-inscrits à Marseille-Cassis 2017, …

Quelle idée à la con encore...

Quelle idée à la con encore…

Mais surtout, vu que maintenant nous aussi, on a des vélos, il nous propose de nous inscrire avec lui à l’IronMan 70.3 d’Aix-en-Provence. On se renseigne un peu sur les distances (90km de vélo !), la difficulté de la course (bcp de dénivelé !), le tarif de la course (300€ ! et on découvrira plus tard qu’il faut en + une licence de Triathlon…), ect.

Moi : Je trouve ça un peu hard pour commencer le triathlon ! J’envisageais plutôt un format M pour débuter. On a pas nagé sérieusement depuis 15 ans, on a jamais fait de vélo en mode compet’, on a pas l’équipement minimal : combi, tenues, pédales automatiques, chaussures pour les pédales automatiques, …

Présidente : Elle trouve ça trop cool, elle veut s’inscrire immédiatement………..

J’arrive à temporiser un peu. Le prix du dossard n’augmentera qu’en février.

Ça nous laisse 4 mois pour nous préparer et voir si on a le niveau suffisant.

Et c’est parti !

c'est la piscine de Flo ça. Moi la mienne elle est classe, ouverte, lumineuse, grande. Enfin c'est pas de la merde quoi. Je vais forcément la doser en nat avec des conditions pareilles ;)

c’est la piscine de Flo ça. Moi la mienne elle est classe, ouverte, lumineuse, grande. Enfin c’est pas de la merde quoi. Je vais forcément la doser en nat avec des conditions pareilles 😉

L’entraînement :

Retour à la piscine, épaulé par un collègue qui donne des cours de natation dans une association. Je l’auto-proclame coach piscine. Il me corrige très vite ma technique un peu rouillée et j’arrive avant Noël au 2 000m en 40min. Ça revient vite, ça rassure et surtout j’adore ça !

Pour le vélo, je reçois un beau Home Trainer en cadeau d’anniversaire. Je me lance dans des petites transitions 1h de vélo/1h de running. C’est surprenant la 1re fois mais c’est juste une habitude à prendre finalement.

Je fais qq sorties + longues avec les copains le dimanche. C’est sympa. On se balade, on fait qq pointes de vitesse.

Les gens autour de nous nous confirment que ça sera dur mais, que c’est jouable. Bon on n’a peut-être pas sondé les bonnes personnes : Adri est méga enthousiaste, comme d’hab. Ce n’est donc pas particulièrement bon signe. Ce qui me rassure c’est que son frère, Baba, est inscrit lui aussi.

Floriane n’a toujours pas débuté le vélo, ni fait beaucoup de piscine. Ses problèmes de dos reviennent à ce moment là pour lui mettre en l’air sa prépa du semi de Paris. J’essaie de la dissuader parce que je commence à comprendre que le vélo va piquer.

Notre présidente reste déterminée. Et chiante. Je lui promets de ne pas parler du projet pour que les gens ne la saoule pas avec leurs bons conseils et leurs remarques.

Et on achète les dossards mi-février !!!

Heureusement qu'elle est belle putain

Heureusement qu’elle est belle putain

Une fois le semi de Paris passé, on passe en mode prépa totale.

A notre première séance commune de piscine, Floriane qui pense être meilleure que moi dans l’eau, ronchonne. Je la sens vexée d’avoir passé sa séance à galérer pour me suivre. On corrige sa technique, on regarde des petites vidéos sur YouTube et très vite, j’ai du mal à la distancer au fur à mesure des séances.

Pour le vélo, Aurélien nous dit qu’on doit mouliner, mouliner, mouliner. On est sceptique et mais on teste. Apparemment, on ne fait pas assez de Rotation Par Minute.

Il nous fait rentrer dans un groupe qui prépare des triathlons et on est invité à des sorties longues. On se lance direct sur une première grosse sortie : Paris – Chartres pour 90km de bonheur. 90Km comme à Aix ! Mais sans le dénivelé. Ouh la bonne idée !!!

Il me faut 4h25 pour boucler ce joyeux périple. Je passerais limite la barrière horaire de Aix.

Pour Floriane, c’est + de 6h de bonheur. Alors faire 6h de vélo, ça montre très clairement sa détermination (moi j’aurais jeté mon vélo dans un fossé depuis longtemps pour rentrer en stop), mais elle se ferait sortir de la course sans même finir l’épreuve de vélo.

On prend donc une énorme gifle. Gifle ? Oui, gifle, c’est peut être pas assez fort…

Enfin on a eu mal quoi !

batman-robin-Aix

Il faut se mettre au vélo intensivement parce qu’on est à la ramasse.

La natation et la course à pied deviendront secondaires pour la suite du programme.

La météo est tellement superbe cette année, qu’on investit dans un deuxième Home Trainer, connecté en bluethooth au PC, qui simule des parcours et du dénivelé. Ce joujou est une tuerie.

On est aussi initié au fameux spot de vélo à Paris : l’hippodrome de Longchamp. On ira pas bien souvent tellement il fait un temps pourri.

Peu de temps avant Aix, on participe au 80km de la Jean Racine. Course familiale dans la vallée de Chevreuse avec pas mal de dénivelé. C’est le bon moment pour tout donner et c’est l’ultime test.

Non mais à la Jean Racine on n'a pas fait que bouffer des Hot Dog, on a aussi roulé.....

Non mais à la Jean Racine on n’a pas fait que bouffer des Hot Dog, on a aussi roulé…..

On se rend compte que l’entraînement paie. On est moins misérables qu’à Chartres et Floriane nous fait même un vélo monstrueux. Je ne lui prends que 15-20min en 80km. On passerait tous les 2 les barrières horaires à Aix ! Nous voilà un peu rassurés.

On essaie également de se trouver une sortie dans un lac pour aller tester la combi in real life.

La météo nous rappelle qu’en mai, on est pas encore en été… et la sortie tombe à l’eau (oh oh oh).

ça se passe de légende ces conneries...

ça se passe de légende ces conneries…

Je ne stresse pas pour la natation à proprement parler. On est prêts. Je stresse pour le froid : je suis très très très hyper frileux… Je me demande si mettre un petit lycra sous la combi ne serait pas une bonne idée. Un 2ème bonnet aussi ?

Une semaine avant l’HIM, la prépa est finie. Repos intensif. Comme avant le marathon du Loch Ness, je suis complètement mort. Et j’ai perdu 4kg. Mes muscles ~~~~~~~~ Rendez moi mes muscles !!! T_T

Chameau, mulet, bête de somme... bref, j'ai pris plus de 20kg de matos à trimbaler sur mon dos...

Chameau, mulet, bête de somme… bref, j’ai pris plus de 20kg de matos à trimbaler sur mon dos…

Le voyage :

On se lance dans un véritable déménagement. On doit tellement prendre d’équipement que les valises sont vite pleines rien que pour le triathlon.

On checke 10 fois les affaires et on essaie de penser à tout. On est chargé comme des mules et c’est galère dans les transports à Paris et dans le TGV. On ne fera pas de triathlons tous les week-end… (hein Floriane !)

Sur place, on participe au briefing pour bien se remettre en tête toutes les petites règles sournoises comme attacher son casque dès que tu touches le vélo, pas le droit de rouler en peloton… C’est hyper strict avec des arbitres en moto et je commence à cogiter sur tout.

L’organisation est vraiment très pro, tout est millimétré. Ça ne rigole pas !

En fait on se rend pas compte que c'est long 1900m quand on est dans la piscine. Du coup ça fait bizarre de pas voir le bout des bouées.

En fait on se rend pas compte que c’est long 1900m quand on est dans la piscine. Du coup ça fait bizarre de pas voir le bout des bouées.

Le jour de la course :

La natation :

On part avec Flo et les copains dans un SAS pour faire du 40min au 1 900m.

Antho préfère ne pas se stresser et part avec les 50min.

Alors oui, j’ai mis mon Lycra. Non, je n’ai pas eu trop chaud. J’étais juste bien. 😀

Je voudrais aider Présidente à faire un bon temps en lui ouvrant le chemin. Je sais qu’elle va cartonner à la natation.

On part par vague de 6/8 personnes. C’est pas la guerre qu’on nous avait annoncé et c’est tant mieux. Vive le « rolling start » !.

Avec un look tête de bite pareil, j'espère au moins que leurs bonnets aident à l'aéro-dynamisme. Et puis le orange quoi......

Avec un look tête de bite pareil, j’espère au moins que leurs bonnets aident à l’aéro-dynamisme. Et puis le orange quoi……

C’est quand même compliqué de s’orienter. Le soleil rasant, les lunettes aux verres fumés, l’eau pas particulièrement limpide… Je cherche les 3 filles du groupe et leur bonnet blanc en faisant du dos crawlé mais impossible de les retrouver.

Je décide donc de partir seul, mais j’ai du mal à m’y mettre. Je ne trouve pas le rythme pour la respiration, je me sens oppressé.

Je me motive pour ne pas passer à côté. Je fais rentrer de l’eau dans la combi pour être plus à l’aise (vieux truc de plongeur) et je me lance sans essayer de forcer.

Avec la combi, la natation est hyper facile, on flotte mieux qu’avec un pull buoy. Les jambes ne travaillent quasi pas. Je nage pas droit mais la bouée des 1 000m est vite passée.

A 1 800m, je me retrouve à avoir pied au milieu du lac. Je regarde mon chrono : 35min. Je pense avoir mal lu.

Je sors de l’eau en 38min02, alors que j’ai pas été performant.

Quelqu'un a l'heure les gars ? Ma montre a du bugger

Quelqu’un a l’heure les gars ? Ma montre a du bugger

Transition 1 :

Je trottine pour aller chercher mon sac. J’aide un mec qui trouve pas sa ficelle à descendre la fermeture de sa combi. Il a l’air surpris que quelqu’un l’aide…

Un autre a descendu sa fermeture mais il est toujours coincé à cause du scratch… Je le débloque. Pareil, il me trouve « cool »… Ça me semble normal… Je dois être trop gentil ou ne pas avoir l’esprit triathlon.Je récupère mon sac, je vire ma combi, j’applique ma petite crème solaire et je mets ma tenue de vélo.

J’encourage Aurélien qui me grille à ce moment là. Il ne se change pas, il est en tri-fonction, chaussures attachées au vélo. Il a la réputation de bien nager et il est parti à l’eau avant moi, alors je ne suis pas peu fier d’avoir terminé la natation avant lui !

Je retrouve facilement mon vélo, je mets mes chaussures et je marche en canard jusqu’à la sortie de la zone.

On est à peine partis et y a déjà un mec qui veut me draftinguer quoi....

On est à peine partis et y a déjà un mec qui veut me draftinguer quoi….

Le vélo :

J’essaie de ne pas me ménager. Je ne veux pas voir Antho (et avec ses mini-prolongateurs), me doubler.

Quelques moments forts :

Km 1, un mec a déjà crevé au 2ème virage et démonte sa roue… Je croise les doigts que ça m’arrive pas…

Km 3, un mec me demande s’il peut rester dans ma roue parce qu’il est fatigué (déjà ???). Si un arbitre passe, il fera attention pour qu’on ne prenne pas de pénalité…

Km 23, je redouble Aurélien en montée. (Il me mettra une misère dans la descente juste après…) Mais Boum, re-fierté !!! Parce que‘Aurélien, il roule bien !

Km 55, dans les belles descentes, je suis un peu frileux, je ne maîtrise pas du tout les virages. Je me trouve naze et pas assez courageux…

Bon, voir un mec explosé dans le fossé avec les pompiers autour de lui me fait dire que j’ai totalement raison. A 300 € le dossard, je termine cette course !!!

J'ai décidé de me la jouer beau-gosse sur le vélo. Si jamais j'en chier, je veux au moins garder le style

J’ai décidé de me la jouer beau-gosse sur le vélo. Si jamais j’en chier, je veux au moins garder le style

Km 70, le Col de Cengle !!! Je ne connais plus le %, la distance, la catégorie du col, … mais finalement, je monte assez bien, autour des 13km/h.

Avec le super vélo de Matthias, ce n’est pas si dur. Je fais un peu de danseuse pour la première fois, mais j’ai tellement de sacoches et de matériel sur le vélo que c’est pas si évident. Il faudra que je voyage + léger pour la prochaine course.

Un mec a crevé au milieu de la montée, il appelle à l’aide parce qu’il ne sait pas changer sa chambre à air… Personne ne s’arrête. Et moi, j’ai déjà fait assez de BA + tôt, je reste concentré sur le marquage au sol qui indique le sommet.

Le col du Cengle ? Pipi de chat je vous dis.

Le col du Cengle ? Pipi de chat je vous dis.

Km 80, je commence à être saoulé d’être en permanence doublé par des mecs moulés dans leur superbe trifonction, perchés sur leur vélo profilé à 10 000 €, avec des roues semi pleine, casque de contre-la-montre… En +, je mégote pas. A plat, je suis à 36km/h. J’en arrive presque à avoir envie de courir… J’en rigole avec un gars qui fait aussi son 1er triathlon. Le vélo, c’est va 5min, mais c’est un peu long comparativement aux 2 autres sports.

Km 90 : on en finit plus d’arriver à Aix. Je commence à trouver le temps très long. Comme le parcours est mal étalonné, je ne sais pas si je dois commencer à mouliner pour me détendre les jambes ou si je dois continuer à bien rouler pour ne pas perdre de temps.

Je suis en 3h31 au finish du vélo et personne de la petite bande ne m’a doublé sur le vélo. Je suis plutôt pas mal satisfait.

Transition 2 :

Également très longue, c’est la marche de l’empereur avec les chaussures automatiques pour poser le vélo dans le rack.

Je me rechange complètement et cette fois, je prends même le temps de mettre ma petite crème sur mes pieds.

T'as intérêt à te rappeler d'où t'as mis tes affaires..

T’as intérêt à te rappeler d’où t’as mis tes affaires..

Le running :

Je me lance mais j’ai les cuisses chargées. On doit faire 3 fois la boucle de 7km.

1er tour :

Je reredouble Aurélien qui s’accroche. Je reste un peu avec lui parce que je ne vais pas fort non plus. Le soleil commence à nous allumer sévèrement. Le dénivelé sur le parcours est vraiment dur à encaisser et on s’en serait bien passé ! Je commence déjà à décomposer le parcours pour me motiver.

Je vois enfin Cindy sur le parcours, elle est à un endroit stratégique parce qu’on doit passer 2 fois par boucle devant elle. Câlin, bisous, je continue, il faut finir.

Je fais pas le malin là...

Je fais pas le malin là…

2ème tour :

Je suis avec le mec rencontré à la fin du vélo. Il me pousse. Je lui en veux un peu de ne pas me laisser tranquille… Puis on se motive l’un l’autre. Et finalement, il décroche.

Je croise Baba qui lui finit son vélo. Il est blanc comme un linge, sa tenue est déchirée. Outch !. Il me reconnaît quand je hurle des encouragements. Il sort de sa torpeur, il a l’air content de me voir.

Adri, lui, me double comme une balle. Le moindre visage amicale m’aide. Je suis assez déçu de mes jambes surtout quand je repense à tous les entraînements combinés vélo/running que j’ai fait.

Je croise aussi Antho, qui débute sa course à pied. Il a l’air assez en forme mais il a déjà réussi à se choper des ampoules en si peu de kilomètres. Au moins, je suis intouchable ! Il ne me rattrapera plus !

Cindy me dit que Floriane arrive du vélo mais on est inquiet pour son temps. Elle nous semble hors délai.

Enfin, je vais pouvoir poser mon cul et manger ma gaufre !

Enfin, je vais pouvoir poser mon cul et manger ma gaufre !

3ème tour :

Bizarrement, je retrouve un peu de motivation et j’ai hâte de terminer ce calvaire.

1er passage devant Cindy qui me dit que Floriane est en course !

2éme passage devant Cindy qui me dit que Floriane est juste derrière moi. Je regarde ma montre et je vois que mon semi-marathon sera en + de 2h, même si je me speede. Je décide donc de m’arrêter et d’attendre Floriane quelques minutes pour courir avec elle.

Elle arrive enfin et on se relance tous les 2. Vu notre état, on est héroïque.

Je termine donc ma course en 2h15, avec Présidente qui boucle son 1er tour. C’est vraiment super de savoir qu’elle n’est pas éliminée et de pouvoir partager un moment ensemble.

Comment je suis content de finir....

Comment je suis content de finir….

Je passe la ligne d’arrivée en 6h42.

Je récupère une énorme médaille. Elle est importante celle-là !

Matthias me jette un t-shirt finisher. Plus qu’à attendre Floriane. Elle ne doit pas chômer quand même !

Elle pèse bien lourd celle-là. Si on mec agresse Flo, elle juste à lui foutre un coup de médaille dans la tronche !

Elle pèse bien lourd celle-là. Si on mec agresse Flo, elle juste à lui foutre un coup de médaille dans la tronche !

PS : Très content de laisser mon vélo au placard quelques temps, mon anatomie la plus intime me remercie de me calmer sur la bicyclette et essaie de se remettre petit à petit.

J’ai préféré garder une part de mystère dans ce compte rendu et je n’ai pas évoqué ce sujet pourtant des plus importants !

L’abus de vélo est dangereux pour la santé.

3 reflexions sur “Histoire d’une course #18 : Aix, 2017, Triathlon, Magic Monkey aussi fait son Half IronMan

  1. Baptiste

    Lol SUPER récit de course, j’ai beaucoup rigolé… ça fait du bien!!! Merci pour le clin d’œil c’est vrai que je ne devais pas être TRES beau à voir sur mon vélo!!! Encore BRAVO à toi champion!!! Et VIVE les petits bouquetins champions

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