Prépa marathon #10 : y a plus qu’à…

J’ai pas fait de bilan 2017 comme tout le monde, mais je vais au moins faire un bilan de cette deuxième prépa marathon.

Premier constat, et pas des moindres : je suis vivante.

Je ne me suis pas blessée, je ne me suis pas dégoûtée, je n’ai pas hâte que tout ça se termine pour ôter mes chaussures et ne jamais les remettre, je ne pense pas que j’ai été totalement inconsciente de m’inscrire à un truc comme ça.

Déjà, comparé à certaines prépa que j’ai faites, on est sur une base plutôt saine.

Rigolez pas. Lors des dernières prépas, à force de piste et de surcharge, je terminais immanquablement par devoir faire une pose parce que j’étais blessée, ou par me dire tout simplement qu’après ça j’arrêtais les conneries et je raccrochais les baskets. J’étais moins habituée aux charges de travail, je voulais en faire trop, et au final c’était clairement contre-productif.

Je ne dis pas que je suis sereine, je suis tout autant stressée par la course, je pense que ça va être dur, je ne sais pas si je vais y arriver. Mais en tout cas je pars en pleine possession de mes jambes (à peu près).

On peut clairement voir ça comme un point positif.

Ce qui a changé.

Je faisais beaucoup de piste. Lors de la dernière prépa semi, je jouais 2 fois par semaine au hamster. A un moment donné, je me suis assise sur le bord de la piste et j’ai attendu : je ne sentais plus mes jambes. Littéralement. Comme si j’en avais pas.

Aujourd’hui je me rends compte que même si j’avais un plan, j’ai plus fait ma prépa à la sensation. J’ai fait moins de séances de fractionné, juste celle qui me faisaient envie. J’ai moins regardé ma montre, ce qui apparemment n’a pas été négatif vu certaines de mes sorties longues.

Je me suis d’avantage écoutée, et j’ai eu raison. Alors ça ne veut pas dire que j’ai la bonne recette pour tout le monde, mais pour moi ça semble fonctionner. Je n’ai pas un niveau où je frôle les meilleures, donc le besoin de pister c’est moins fort pour le bien de mes perfs.

Comment s’est déroulée ma prépa.

Je me suis adaptée à moi-même.

J’ai continué mes 2 séances de musculation à la salle, sauf quand je me sentais fatiguée. Ca fait partie de ma routine, même quand je suis pas en prépa.

J’ai tenté de renforcer mes abdos, il paraît que c’est bon pour la course. Bon je dis tenter, parce que le truc de faire une minute de planche face, une minute chaque coté, ça a pas super marché. Pas grave l’intention était là. Ca compte l’intention non ? Si reluquer c’est pas tromper, sauter un jour non plus si ?

J’ai remplacé certaines séances running par du vélo quand j’avais pas envie de sortir. J’aime mon vélo d’amour et j’ai un abonnement Zwift. Ca aurait été con.

J’ai fait un peu de pilate, parce que c’est fun, beaucoup d’étirements, pour pouvoir lacer mes chaussures sans mettre mon pied sur un tabouret. J’ai finalement acheté des chaussures à scratch, ça demande moins d’effort.

J’ai essayé de ne pas confondre prépa marathon et recherche de la performance à tout prix.

Je n’ai pas arrêté de vivre.

Je ne me suis pas coupée du monde. Théâtre, vacances, resto entre copains, dîner et nanard à la maison. La seule vraie restriction que je me suis faite c’est concernant le godet de l’amitié. Pas une bière, pas un verre de vin pendant 3 mois. Heureusement qu’on fête la Saint Patrick dans ma belle famille, sinon voilà la dépression. Est-ce que ça m’a coupée des autres ? Je ne pense pas. Même si mon gosier est sec, mon cœur ne s’est pas asséché lui – oh putain :’)

Il y a 2 semaines on a même fait une soirée croziflette – film à la con…

Bon ça devait participer à mon objectif de –5kg pour le marathon. Ca c’est un échec par contre. Flagrant.

En fait pour l’alimentation j’ai juste fait attention à ne pas m’enfiler des kilos de gras tous les jours, pas pour la prépa spécifiquement, mais dans une optique plus long terme.

Pour les deux dernières semaines, j’ai visé une alimentation riche en riz, légumineux, céréales et légumes, et pauvre en gluten, protéines animales et sucres raffinés. Un challenge le coup du sucre raffiné en vrai.

J’ai pas fait ça par effet de mode (je suis un bouquetin, pas un mouton), mais pour moi.

J’ai multiplié les séances seules.

Quand j’ai commencé à courir, j’étais souvent seule parce que j’étais la plus mauvaise. Enfin la plus lente. Enfin vous voyez quoi. Je trouvais ça pas très juste, un peu comme une enfant.

Et puis en fait courir toute seule tu te rends compte que c’est pas si mal que ça. Faire une prépa avec des sorties longues en groupe alors que tu vas te taper 42 bornes toute seule avec toi-même c’est un peu un non-sens non ?

Alors j’ai commencé à faire mes sorties longues toute seule. Pour être sûre de m’aimer assez pour passer plus de 4h toute seule dans ma tête sans péter un plomb. Et j’ai aimé ça. Ma plus belle sortie de la prépa ? Sans aucun doutes les 30 bornes que j’ai faites de mon coté et que j’ai kiffé tout le long, malgré le vent en pleine poire.

Voilà, c’est fini.

Bref, voilà, c’est fini. Cette deuxième prépa s’achève, et il n’y a plus qu’à profiter de ses bienfaits sur 42 petits km. Une paille.

Stratégie payante ou pas ? On verra après après demain…

2 reflexions sur “Prépa marathon #10 : y a plus qu’à…

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